Jean François Copé de nouveau face à la justice

L’ancien président de l’UMP est suspecté dans une enquête sur le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

Jean François Copé a été mis en examen hier pour « abus de confiance » par les juges du pôle financier du tribunal de grande instance de paris. Il a été entendu dans l’enquête sur les paiements par son parti de pénalités infligées après le rejet des comptes de campagnes de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2012.

L’UMP avait donc été privé du remboursement par l’Etat de 10 millions d’euros, plaçant le parti de l’opposition dans une crise financière, avec une dette estimée à 70 millions d’euros. Jean François Copé avait alors lancé « le Sarkothon », une campagne de dons auprès des militants.

 

Plus de 500.000 euros en jeu

Mais aujourd’hui cette récolte est contestée par la justice. En cause, un détournement dont l’UMP aurait été victime et qui se chiffre à 516 615 euros. Cette somme englobe le montant du dépassement du plafond des dépenses de campagne (363 615 euros) et le remboursement de l’avance forfaitaire de 153 000 euros, consentie par l’Etat au candidat Sarkozy pour sa campagne. Ce sont les commissaires aux comptes de l’UMP qui avait saisi le parquet de Paris, s’interrogeant sur la légalité du procédé. Nicolas Sarkozy avait finalement adressé, en décembre dernier, un chèque de 363 615 euros à son parti.

« Jean-François Copé a pleinement assumé la prise en charge par l’UMP des conséquences financières de la décision du Conseil constitutionnel à la suite du Sarkothon », a déclaré Me Hervé Temime, l’un de ses défenseurs. « On s’explique mal cette mise en examen qui ne repose pas sur des fondements juridiques suffisants. Il y a une divergence d’analyse juridique, » ajoute-t-il.

Une affaire de plus pour Copé

Jean François Copé se retrouve donc une nouvelle fois dans la tourmente. En juin dernier, il n’avait pas pu résister à la tempête médiatique et avait du démissionner de la présidence du parti. En cause, les fausses factures de la société Bygmalion – fondée par deux proches du maire de Meaux – dans l’organisation des meetings de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

Benoit Thérèze

Écrit par amb