IVG : suppression du délai de réflexion

Les députés ont adopté, dans la nuit, un amendement supprimant le délai de réflexion imposé aux femmes souhaitant une interruption volontaire de grossesse.

 

« Infantilisant et stigmatisant ». C’est ce que dénonçait depuis longtemps les associations pros IVG, à propos du délai imposé aux femmes désirant avoir recours à un avortement. Elles ne seront plus obligées d’attendre 7 jours entre la 1ere et le 2nde consultation. Ce délai était obligatoire, considéré comme un « temps de réflexion ». Il était réduit à 2 jours, mais uniquement en cas d’urgence, lorsqu’une femme atteignait presque la 12eme semaine de grossesse, soit la limite légale pour avoir le droit de recourir à l’interruption volontaire de grossesse.

Catherine Coutelle, présidente de la délégation au Droits de femmes et porteuse de ce projet, a présenté cet amendement comme une continuité de la loi de 1975. « Simone Veil avait du accepter cette concession il y a 40 ans ».

A noter que cet amendement a été adopté malgré l’avis défavorable de la ministre de la santé. Marisol Tourraine s’était en effet prononcée pour une simple réduction de ce délai, de 7 à 2 jours.

La clause de conscience, également discutée n’a cependant pas été retirée. Les médecins gardent donc le droit de refuser de pratiquer une IVG. Marisol Tourraine a en effet déclaré être fermement opposée à ce retrait. Jugeant qu’il ne fallait pas « ranimer de débat éminemment symbolique dans un contexte de tensions sur un certain nombre de sujets de société ».

 

Naissances_&_avortements_(France) 2 Ariane Ménage

Écrit par arianelaura