La zone euro enregistre aujourd’hui son taux de chômage le plus bas depuis avril 2012. Cependant ce bilan reste à nuancer tant la situation économique de certains pays semble fragile. C’est notamment le cas de l’Italie qui a subi l’année dernière sa troisième année de récession consécutive depuis 2012.

C’est avec un déficit budgétaire à hauteur de 2135 milliards d’euros (soit 3,0% de son produit intérieur brut) que l’Italie a conclu son année 2014.
Bien que certains économistes de renom ainsi que le gouvernement italien lui-même indiquent que cette situation ne durera pas en 2015 (une croissance de 0,6% est attendue d’ici la fin de cette année), les mauvais chiffres ne cessent de fleurir trimestres près trimestres.

La consommation est en baisse de 3,3% en matière d’investissements fixes, même si les exportations de biens et services sont en progrès de 2,7%, ainsi que les importations (1,8%).
Quant à la valeur ajoutée, certains secteurs comme l’industrie (-1,1%), la construction (-3,8%) ou l’agriculture (-2,2%) sont en net recul.

La Banque Centrale Européenne qui lancera son opération consistant en un rachat massif d’actifs laisse planer un vent d’optimisme sur la zone euro, d’où la croissance annoncée en Italie. Mais au regard de la récession dont souffre le pays depuis déjà trois ans, le redressement de l’Union Européenne reste synonyme de prudence pour les économistes.

Florian Sourieau

Écrit par mafloalex