Isabelle Muller-Quoy, portrait d’une « ex-député »

Le Conseil constitutionnel a annulé ce jeudi l’élection de la député La République En Marche de la 1ère circonscription du Val-d’Oise. Le motif? L’inégibilité de son suppléant, Michel Alexeef.

Isabelle Muller-Quoy n’est plus député. Intronisée sur les bancs de l’Assemblée Nationale en juin dernier, la juriste de profession a perdu son mandat après l’annulation de son éléction par le Conseil constitutionnel.

Son suppléant, Michel Alexeef, était président du conseil de prud’hommes de Pontoise jusqu’en janvier 2017. Or, le Code électoral prévoit que les présidents des conseils de prud’hommes sont inéligibles dans toute circonscription où ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d’un an à la date du scrutin.

 

 

Docteur en droit public depuis 1994, la native d’Agen était également maître de conférences à l’université d’AmiensElle devient par la suite 3e adjoint de Champagne-sur-Oise, une commune de son département du Val d’Oise, dont elle est résidente.

Sous l’impulsion du nouveau président de la République  Emmanuel Macron, elle adhère au mouvement La République en marche en 2016. Sous son mandat de député, son action sera très active dans les secteurs du développement durable et de l’aménagement du territoire. Elle fait d’ailleurs partie de la commission permanente sur ce sujet. 

Isabelle Muller-Quoy ne s’est pas encore exprimée. Mardi, après l’audience menée par le Conseil constitutionnel, elle n’avait qu’un seul souhait. « J’espère que des sujets de fond seront enfin abordés lors d’une nouvelle campagne« , lâchait-elle en regrettant que l’inéligibilité de son suppléant ait monopolisé le débat lors du scrutin de juin dernier. Les nouvelles élections auront lieu d’ici février prochain et verront se réaffronter les mêmes candidats : Antoine Savignat (LR), Leïla Saïb (FI), Denise Cornet (FN) et donc Isabelle Muller-Quoy (LREM). 

Écrit par IEJ3A

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