Imitation Game : un nouveau visage pour la Seconde Guerre mondiale

Nominé 8 fois aux Oscars, Imitation Game met en lumière un secret d’état gardé pendant plus de 50 ans : l’histoire de Alan Turing, inventeur surdoué d’une machine qui permettra la victoire des Alliés en 1944.

 

Pour son quatrième long métrage, le réalisateur Morten Tylden frappe fort et impose son biopic dans la course aux Oscars. Inspiré d’une histoire vraie, Imitation Game soulève un nouvel aspect de la Seconde Guerre mondiale, sujet pourtant mainte fois abordé au cinéma. Le thriller met en image la vie d’Alan Turing, scientifique qui s’enrôlera dans le conflit en mettant son intellect au service de son pays. Sa mission, craquer Enigma, le système de cryptage, pourtant réputé inviolable, des transmissions nazies.

 

L’adaptation du livre signé Andrew Hodges est réussie puisque d’un thème a priori rébarbatif, le cinéaste arrive à captiver le spectateur. Rien à dire sur l’interprétation impressionnante de Benedict Cumderbatch qui arrive à incarner, en évitant la caricature, la personnalité complexe d’un mathématicien torturé, qui sera tout de même condamné par son pays à ingérer des médicaments pour mettre fin à ses penchants homosexuels.

D’une enfance dans un internat religieux à sa descente aux enfers, ces flash-back réussissent à rendre attachant un personnage aussi détestable que génial. Dans cette ambiance formelle, la présence de Keira Knignley apporte une touche de glamour et du souffle au casting, en interprétant le rôle de Joan Clarke. Le réalisateur navigue donc entre les époques, dans un décor toutefois très classique d’une Angleterre en guerre.

 

Chloé Le Ribaut 

Écrit par tinachloe