Hollande surfe sur la vague Tsipras

Alors que Le Canard Enchainé révélait dans son édition du 28 janvier que François Hollande avait snobé une invitation d’Alexis Tsipras il y a deux ans, le président français pourrait bien être le second grand gagnant des élections grecques du 25 janvier dernier.

La grande roue de la reconnaissance politique tourne donc bien au rythme des élections. Deux ans après avoir « omis » de répondre à une lettre de félicitations du jeune Alexis Tsipras après sa victoire aux présidentielles le 9 mai 2012, François Hollande a officiellement invité le tout fraichement élu premier ministre Grec à se rendre à Paris « avant le prochain Conseil Européen », a confié Stéphane Le Foll. Si le porte-parole du gouvernement a promis « d’engager un dialogue qui permette de trouver des solutions » aux accros grecs concernant la « croissance » et la « dette », cette rencontre permettrait surtout de positionner le président français comme premier soutien du nouveau phénomène de la Gauche européenne.

Mis en difficulté dans les sondages et critiqué pour ses orientations droitistes, François Hollande s’est vu invité par Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti Socialiste, a rejoindre les positions du leader de Syriza :

Décrit comme le pendant grec de Jean-Luc Mélenchon en tant que représentant de l’Extrême-Gauche, Alexis Tsipras pourrait en réalité être plus proche des opinions du chef de l’État, dans la continuité d’un « PS français des années 70-80 » selon le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen. Selon lui, « Syriza pourrait bénéficier de mon soutien autant que de celui de Cécile Duflot, car il est en train de se mettre sur des positions euro-compatibles, plus proches de celles de François Hollande que de celles de Jean-Luc Mélenchon ».

Théo Denmat

Écrit par theoanthony