Hollande en Irak: le Président chef de guerre

L’avion présidentiel a atterri ce matin à 7h30 (5h30 heure française) à l’aéroport militaire de Bagdad. L’occasion pour le Président de souligner son rôle de chef des armées.

Débarrassé de la perspective d’une nouvelle campagne présidentielle, François Hollande entend bien marquer les derniers mois de son quinquennat. En arrivant ce matin à Bagdad, il est le premier dirigeant « majeur » de la coalition internationale à se rendre dans le pays en guerre, depuis le lancement des opérations en 2014. Le Président a, dès son arrivée, passé en revue les officiers qui forment les nouveaux services de contre-terrorisme irakiens.

HOLLANDE RE-AFFIRME SON ENGAGEMENT
En 2014, François Hollande s’était déjà rendu en Irak pour assurer le gouvernement irakien du soutien des forces armées françaises dans la guerre contre Daech. Depuis, un millier de frappes aériennes ont été effectuées par les Rafales de l’armée française, et 500 soldats sont déployés pour former et soutenir les armées irakiennes et kurdes dans le cadre de l’opération Chammal.

« Agir contre le terrorisme ici en Irak, c’est aussi prévenir des actes terroristes sur notre propre sol » a-t-il déclaré devant les officiers. Une justification des moyens déployés contre l’Etat islamique, et une affirmation du rôle de François Hollande dans la guerre contre le terrorisme qui aura duré tout au long de son mandat.

Julien Harel

Écrit par Julien Harel