Hassan Rohani : un statut qui impose

En visite cette semaine en Italie et en France, le président iranien Hassan Rohani a pu admirer la richesse de la culture italienne lundi et mardi. Au programme, signatures de contrats, rencontre avec le pape et visites guidées. Si ce voyage possède une grande portée politique et économique, c’est sa dimension « touristique » qui a interpelé les Italiens en ce début de semaine.

Vénus musée du capitole Rome

Vénus de l’Esquilin

Pour la visite du président Rohani à Rome, le musée du Capitolin avait exceptionnellement voilé la nudité de certaines statues. Nombre de pièces de la collection de marbre du musée avaient été dissimulées derrière quatre panneaux en bois, afin de ne pas choquer la délégation iranienne. C’est bien assez pour faire polémique, malgré la signature de contrats s’élevant à plus de 17 milliards d’euros.

« Le Gouvernement semble avoir honte de nos racines et de notre histoire. » 

Dénonçait l’opposition politique, accusant Matteo Renzi, chef du Gouvernement italien, d’avoir signé une « reddition » ou encore « porter atteinte à l’Art comme valeur universelle. »  Une culture qui est pourtant le principal fer de lance de M. Renzi.

Pour les repas des cérémonies officielles, c’est le vin qui a été mis de côté. Ce qui devait initialement incarner un profond respect pour l’hôte iranien s’est transformé en « soumission » en fonction des différentes interprétations.

En revanche, lors de son passage au Vatican, c’est Hassan Rohani qui a affiché une certaine complicité et du respect envers le Saint-Père. Il a même déclaré au Pape François « Priez pour moi », avant de se retirer.

Damien Espona

 

Écrit par Damien Espona