Harcèlement sexuel : Les mouvements progressistes pas épargnés

Le MJS (mouvement des jeunes socialistes) et l’UNEF (Union nationale des étudiants de France), sont connus pour être des mouvements progressistes et féministes. Pourtant, avec le climat actuel, les langues se délient, comme partout, et plusieurs cas de harcèlements et d’agressions sexuelles ont été révélés.

Harcèlement sexuel au MJS: « J’ai dû le masturber pour m’en débarrasser ». Cette phrase choc dans le numéro de Libération du mercredi 15 novembre, parle de l’ancien président du mouvement, Thierry Marchal-Beck. Dans le climat actuel des révélations sur le harcèlement, la parole se libère: huit femmes l’accusent de violences sexuelles. Une surprise pour ce groupe présent par exemple à toutes les dernières manifestations contre le sexisme et le harcèlement. Beaucoup de militants s’en défendent, expliquant que cela ne représente pas la majorité des jeunes socialistes.

Du côté de l’UNEF, la défense pourrait s’avérer plus compliquée. Si le mouvement est lui aussi supposé féministe, les femmes du syndicat le définissent comme « castorisé», se qui signifie vulgairement  » construit à coup de queue », dans un article du Monde ce vendredi 17 novembre. 

Ici le problème, c’est le sexisme ambiant, les hommes prennent les décisions, les hommes ouvrent les marches et, les femmes suivent lorsque les hommes créent des slogans féministes. Ironique.

Visiblement, une femme qui voudrait s’engager politiquement, ne pourrait même pas se fier à des organisations revendiquées féministes. #BalanceTonSyndicat.

Écrit par IEJ3A