Guterres à l’ONU : une succession logique

Successeur du Sud-coréen Ban Ki Moon, l’ancien Premier Ministre portugais Antonio Guterres a pris ses fonctions de secrétaire général de l’ONU dimanche 1er janvier. Dans une institution qui se montre impuissante face aux conflits depuis plusieurs années, son parcours fait de lui le successeur logique de Ban Ki Moon.

Antonio Guterres

1. Une longue expérience politique  

Antonio Guterres rejoint le parti Socialiste portugais en 1974, en pleine « Révolution des oeillets » qui chassera le dictateur Antonio de Oliviera Salazar. Député de 1976 à 1995. En 1992, il devient secrétaire général du parti Socialiste, un poste qui le propulse au rang de Premier ministre, de 1995 à 2002.

2. Un chef humanitaire 

Il crée de son côté en 1991 le Conseil portugais pour les réfugiés. En 2005, il prend la tête du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiers (HCR) jusqu’en 2015. Il réforme totalement l’institution : réduction des effectifs à Genève, puis redirection des fonds sur les missions de terrain. Il acquiert une bonne connaissance des conflits syrien, soudanais et yéménite.

3. Respecté des ONG 

Son expérience des gestions de crises au HCR lui procure le respect de très nombreuses ONG reliées à l’ONU.

4. Une élection « historique »

Antonio Guterres a été élu à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU. Sa légitimité est plus que confirmée.

 

Antonio Guterres prête serment le 12 Décembre à New York

5. Prêt à agir

Première annonce d’Antonio Guterres en tant que secrétaire général de l’ONU

Face à l’impuissance de l’institution et son image, le nouveau secrétaire veut réformer en profondeur l’ONU : bureaucratie, méthodes, opérations, stratégies, tout y passera pour préparer le futur du monde a-t-il d’ores et déjà promis.

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Damien Espona

Écrit par Damien Espona