Guerre de propagande entre les deux Corée

Depuis l’essai supposé réussi, d’une bombe hydrogène nord-coréenne, Séoul livre une bataille psychologique acharnée, contre son frère ennemi.

Grandement utilisée pendant la période de la Guerre Froide, la propagande a toujours su se montrer efficace dans la manipulation d’une société. Un principe que les deux dirigeants coréens semblent parfaitement maîtriser.

Séoul, capital sud-coréenne, forte d’une technologie bien plus puissante que Pyongyang, s’est récemment targuée d’avoir remporté la bataille des décibels. La diffusion de « K-pop », terme pour désigner la pop originaire de Corée du Sud, et de message politique n’a pas plu à la capitale nord-coréenne. Ce procédé était déjà utilisé par les deux camps entre 1950 et 1953. Des unités mobiles diffusaient des messages en direction des populations locales, par le moyen de hauts parleurs « de poches ». Cette technique pourrait vous faire sourire, ou vous paraitre arriérée, mais à l’époque elle s’avérait très utile.

Mais « à la guerre, comme à la guerre », le gouvernement de Kim-Jong Un, rétorque en inondant le ciel de son rival de ballons gonflés à l’hélium, transportant chacun des milliers de tracts, la semaine dernière. Les dirigeables artisanaux étaient munis de minuteurs afin de déclencher l’explosion du ballon au moment opportun.

Le ministère de la Défense sud-coréenne estime environ un million d’imprimés dispersés, pour la plupart, près de la frontière, dans la région de Gyeonggi et à Séoul, en seulement une semaine.

Dans la continuité de cet affrontement psychologique, le gouvernement sud-coréen de Park Geun-hye, envisage d’ériger des panneaux électroniques à la frontière, dirigés vers le nord, pour y diffuser des messages et vidéos.

Vous l’auriez compris, tout les moyens sont bons pour affaiblir son adversaire.

Pour finir un petit son pop coréen qui fait fureur à Séoul :

 

Carl Klink

Écrit par Carl Klink