Grèce, les néonazis progressent

Alors qu’Alexis Tsipras vient de prêter serment en tant que premier ministre grec, l’Europe s’inquiète désormais de l’avenir d’un tout autre parti : Aube Dorée.

 

Aube Dorée crie victoire. Le parti néonazi a réussi son pari de devenir le troisième parti de Grèce. Malgré un très léger recul, il a obtenu 6,28% des votes, soit dix-sept sièges, hier dimanche 25 janvier.

Ils arrivent cependant presque à égalité avec le quatrième parti, les centristes de « La Rivière » (6,05%)

Cette troisième place peut être importante pour l’avenir du pays. Si aucune majorité absolue ne se dessine, la Constitution grecque prévoit que le premier parti doit former une coalition. Or, Syriza, le parti d’Alexis Tsipras, a manqué de peu la majorité absolue. Il doit maintenant former une coalition avec d’autres partis.

En cas d’impossibilité, ce sera au second de s’en charger, et au troisième le cas échéant. Le score important d’Aube Dorée lui offre également dix-sept sièges de députés au Parlement.

Aube Dorée vit aujourd’hui difficilement. L’intégralité de ses dirigeants est incarcérée, en raison notamment d’agressions supposées par des élus et des sympathisants, mais aussi de détentions illégales d’armes.

L’avenir du parti d’inspiration néonazie est incertain. S’il reste assez soutenu, les jugements pourront l’affaiblir. A l’inverse, le contexte de crise tendant à faire monter les extrêmes, le parti peut encore avoir de beaux jours devant lui.

 

Annabelle Guilloré

Écrit par agc