Grammy Awards, une cérémonie aux allures militantes

Le rendez-annuel des Grammy Awards, qui récompense les meilleurs artistes et techniciens de la musique, a eu lieu ce dimanche 8 février à Los Angeles. Beyoncé, Pharrell Williams ou encore Prince se sont mobilisés contre les violences raciales et les violences faîtes aux femmes. Une véritable performance pour cette 57ème cérémonie.

Changement de registre pour Beyoncé

Pour l’occasion Beyoncé a interprété la chanson « Take my hand precious lord », titre symbolique du mouvement des droits civils. Une prestation douce et émouvante, pour laquelle la chanteuse a troqué son body et ses porte-jarretelles pour une robe drapée blanche… et ça lui va à ravir ! 

« Happy », les mains en l’air !

Le tube international a été interprété par Pharrell Williams, entouré de danseurs en sweat à capuche. La capuche, identique à celle que portait Trayvon Martin, un Noir sans armes tué en 2012, est devenue le symbole des jeunes Noirs victimes de violence. À plusieurs reprises, les danseurs ont levé les mains en l’air, une référence au slogan « Hands up, Don’t Shoot » (les mains en l’air, ne tirez pas) du mouvement Black Lives Matter (Les vies des Noirs comptent). Une prestation « happy » pour dénoncer des évènements graves.

Discours du Président…

Invité surprise de cette 57ème édition : Barack Obama. Le président des Etats-Unis a lancé un appel vidéo et pris la parole contre le viol et les violences conjugales.

« Cela doit s’arrêter. Les artistes ont le pouvoir unique de changer les esprits et les attitudes, de nous faire réfléchir et parler de ce qui compte »

Chris Brown, l’ancien compagnon de Rihanna, et accusé de violence contre la chanteuse… était présent dans la salle, laissant un goût amer aux internautes.

 

« Pendant ce temps, Chris Brown est nominé pour trois Grammy ce soir » – @DocZeus

« Le Président Obama aurait dû terminer son discours par ‘Oui, je te parle à toi Chris Brown’ » – @BobbyBigWheel

Marie de Brauer

Écrit par mafloalex