Google cède face au CNIL pour le droit à l’oubli

Le droit à l’oubli s’élargit. Désormais, le géant de l’informatique prendra en compte la géolocalisation des adresses IP pour définir si oui ou non il doit masquer certains résultats. 

La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) voit ici une petite victoire. La firme de Mountain View a mis en place le droit à l’oubli contre son gré, suite à une décision de la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE). Seulement, Google avait appliqué cette politique d’une manière bien à elle : les liens étaient supprimés des moteurs de recherche européens mais visibles sur les moteurs de recherche internationaux. Par exemple, si le résultat disparait sur Google.fr ou Google.uk, il reste néanmoins accessible sur Google.com.

(Google / Pixabay)

La firme supprimera les liens de tous les utilisateurs du serveur européen. (source photo : Google / Pixabay)

Cependant le problème ne sera réglé qu’en partie, juste assez pour satisfaire les demandes du CNIL. Plutôt que de supprimer les résultats de recherche désindexés de toutes les déclinaisons géographiques de son moteur de recherche, Google utilisera la géolocalisation de l’adresse IP pour cibler quoi supprimer et où. La firme supprimera les liens de tous les utilisateurs du serveur européen. Ainsi, Google laissera les liens visibles aux internautes non-européens, non concernés par le droit à l’oubli.

Google a présenté son alternative aux CNIL européennes, qui seront les seules à même de valider cette solution et de décider si c’est un pas en avant ou un simple pas de côté pour Google, qui n’a jamais voulu appliquer ce droit à l’oubli.

Écrit par Capucine Brackers de Hugo