Geneviève Dormann, dodo éternel

Genevieve Dormann

    Geneviève Dorman est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, qui lui ont fais gagner trois prix littéraires.

 

La femme de lettres, journaliste et écrivain française, est morte ce matin, à l’âge de 81 ans.

« Dans cette vallée de larmes, le mieux est encore de se moucher dans un chèque ».

Elle avait une réputation de garce. Anarchiste, anticléricale, non républicaine, cette fille d’un ministre de la III République, cultivait sa légende et les surnoms : la « luronne », la « tigresse », la « hussard en jupons ». Désobéissante et désinvolte, elle n’a jamais cherché à faire partie d’un tout et se plaisait à faire, comme les autres ne voulaient pas faire. Provocante, souvent à contre-courant de la pensée dominante, elle se lance dans le journalisme en 1959 et écrit son premier roman la même année.

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Celle qui n’a jamais aimé les distinctions et les classements restera pourtant comme un modèle de verve et d’insolence et recevra de nombreux prix. Si elle a par exemple refusé d’être faite chevalier des Arts et de Lettres en 1972, elle reçu avec son roman Le bal du dodo, le Grand prix du roman de l’Académie Française en 1989.

 « 1. faire l’amour ; 2. bien manger ; 3. pêcher les maquereaux à la traine ; 4. voir partir les enfants quand ils sont grands ; 5. faire pousser des fleurs »

On espère que celle qui décrivait ainsi les plaisirs de la vie, est partie sans regret. De toute façon ce n’était pas son genre.

Maxime Pallu

 

Écrit par maximebrice