Gault et Millau : les « cuisiniers de l’année » ces chefs une nouvelle fois couronnés

Jean Sulpice, chef à l’Auberge du Père Bise et élu lundi 6 novembre « cuisinier de l’année 2018 » par le Guide Gault & Millau rejoint le club des chefs qui ont marqué la gastronomie depuis 1980. Cet oscar de la cuisine représente un titre honorifique mais a-t-il vraiment un impact sur la carrière des chefs ? 

Le guide Gault & Millau, comme le Michelin, est faiseur de bonne réputation. Jean Sulpice, élu lundi « cuisinier de l’année 2018 » par le guide jaune s’en rendra rapidement compte. Du haut de ses deux étoiles, le chef semble désormais propulsé à un autre niveau. Mais ce titre aura-t-il un réel impact sur sa carrière ?

Voir son nom inscrit dans l’une de ces bibles de la gastronomie signifie incontestablement une forte hausse des réservations. Cette flambée, accompagnée d’une reconnaissance des médias ouvre par la même occasion une fenêtre sur le grand public. Être nommé Chef de l’année, c’est s’imposer en tant que pilier de la gastronomie en France, s’assurer une place dans le cercle des « Cuisiniers ».

Mais soyons clairs, les heureux élus ne sont généralement pas de grandes révélations pour les amateurs de cuisine s’ils s’intéressent quelque peu aux tendances actuelles. Jean Sulpice, déjà détenteur de 2 étoiles au Michelin ne fait qu’asseoir sa popularité. Tout comme Yannick Alléno ou Michel Troisgros avant lui. Contrairement à la révolution que représente la première étoile Michelin dans les cuisines, ce titre avant tout honorifique vient saluer les carrières de grands chefs. C’est également un gage de pérennité : jusqu’alors, aucun n’a perdu en popularité après sa nomination. Espérons que Jean Sulpice ne fasse pas exception à cette règle.

Léandre MAGE

Écrit par IEJ3B

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