Alliance gauche-droite : déjà tenté (et raté)

Dans une tentative de contrecarrer la montée du FN, Manuel Valls s’est prononcé en faveur d’une alliance des listes PS et Les Républicains lors des prochaines élections régionales. Mais c’est loin d’être une nouveauté. 

Envisager de fusionner des listes de gauche et de droite, pour faire barrage au FN, n’est pas une position provocante. C’est avant tout une façon franche et brutale pour le Premier ministre d’appliquer une forme de solidarité républicaine pour défaire l’extrême-droite. Une initiative pas si nouvelle…

L’affaire avait aussi fait parler en 1995 à Mulhouse : pour le second tour des élections municipales, la liste droite, arrivée en 3ème position fusionnait avec la liste de gauche arrivée en tête pour éviter que le FN ne puisse emporter la ville. Résultat : la fusion PS-RPR avait permis à la gauche de conserver la ville mais cela n’avait pas empêché le FN de disparaitre, bien au contraire. L’extrême droite a continué à prospérer en dénonçant la collision doute-gauche (UMPS) et en ralliant des citoyens déçus par leur classe politique.

Une fusion boomerang
Le front national, lui, se frotte les mains de l’initiative de Manuel Valls « C’est L’UMPS décomplexé. Les électeurs de droite et de gauche vont s’apercevoir que leur bataille n’était qu’une vaste comédie » a déclaré Marine le Pen.
François Fillon quant à lui affirmé que cette fusion de liste « n’a aucun sens » et que « c’est la meilleure façon de faire monter le FN encore un peu plus ».

Écrit par axellemarie