Fraude fiscale : Au tour d’Ikea…

Dans un rapport d’enquête présenté par les eurodéputés écologistes au Parlement Européen, Ikea se serait « structurée pour soustraire à l’impôt plus d’un milliard d’euros ces six dernières années au détriment de divers États européens ». Une nouvelle affaire de fiscalité pour une grande multinationale. Et sûrement pas la dernière…

La présentation était pour le moins originale ! C’est sous la forme de leur propre manuel de montage si populaire que la marque numéro 1 de l’ameublement, Ikea, a été dénoncé par les élus du groupe Verts / Alliance Libre Européenne au Parlement Européen. A l’intérieur, on y trouve les « stratégies de planification fiscale agressive » utilisées par le géant suédois. Les pertes fiscales sont estimées à « 35 millions d’euros pour l’Allemagne, 24 pour la France et 7,5 pour la Belgique ».

A lire : le rapport des élus du groupe Verts / ALE sur Ikea (en pdf)

Interrogé par l’AFP, l’entreprise a assuré par mail « payer ses impôts conformément aux législations nationales et internationales ». Ikea ajoute « Nous tenons à continuer à développer nos activités en Europe et nous nous réjouissons d’échanger sur une harmonisation du système fiscal international ».

Une mode qui se démocratise

Néanmoins, il ne faut bien évidemment pas oublier qu’Ikea ne serait pas la première dans ce cas dans le monde des grandes entreprises. Dernièrement, McDonald’s, Google ou encore Apple ont été pointé par différents rapports d’enquête pour des blanchiments de fraudes fiscales. La marque à la pomme a du, par exemple, verser 318 millions d’euros en Italie, Google s’acquitter de 130 millions de livres au fisc anglais. Dans le même temps, McDonald’s est soupçonné de près d’1 milliard d’euros de fraude.

Ces dernières années, de plus en plus de multinationales ont été pointé du doigt par le fisc. Fin novembre, l’Organisation de Coopération et de Développement Economique avait promis la « fin de la récréation » fiscale des multinationales. Le plan de l’OCDE vise ainsi, à travers son plan de lutte, les firmes dont le chiffre d’affaire est supérieur à 750 millions d’euros.

 

Guillaume Lanchard

Écrit par Guillaume Lanchard