La France et l’Allemagne se retrouvent ce soir pour un match de gala au Stade de France. Malgré l’absence d’enjeu net, la confrontation a des allures de test pour les Bleus face à un adversaire qui lui a trop souvent joué des tours lors des grandes compétitions. 

L’eau a coulé sous les ponts depuis la consécration allemande en terres brésiliennes. 16 mois après avoir tout emporté sur son passage, y compris une Equipe de France trop timide, l’un des classiques du football mondial se rejouera ce soir. Et si l’écart de niveau n’a fait aucun doute en 2014, les perspectives des deux équipes ont évolué depuis.

La France continue sa marche amicale

Pour éviter d’imiter le Brésil, humilié à domicile, la France compte sur l’une de ses figures les plus dorées. Didier Deschamps a connu le succès à peu près partout où il est passé; il est pourtant aujourd’hui face au plus grand défi de sa carrière d’entraîneur. Et les polémiques internes n’ont en rien arrangé la situation : on craint à juste titre que les déboires judiciaires de l’attaquant vedette Karim Benzema le privent de l’Euro 2016. Logiquement, les armes offensives des Tricolores sont remises en question, qui plus est avec la blessure de Nabil Fekir, étoile montante du football français. S’il n’est pas encore sûr qu’il manquera le rendez-vous, ses chances sont compromises. Pour faire face, l’Equipe de France pourra compter sur un Griezmann qui ne cesse de gagner ses galons au plus haut niveau. On en attend aussi beaucoup – sans doute trop – du jeune Martial, extrêmement talentueux mais dénué de toute expérience internationale. Enfin, espérons que Giroud puisse compenser l’éventuelle absence de Benzema… Mais rien n’est moins sûr. Sans un remaniement en attaque les Bleus auront bien du mal à tenir leur statut de favori dans quelques mois. Mais l’expérience combinée à la réussite insolente de DD pourrait nous faire mentir.

Retour sur terre en Allemagne

La NationalMannschaft n’a pas échappé à la règle : bien souvent, gagner la Coupe du Monde est synonyme d’un petit coup de mou dans les mois suivants. Habituellement sans pitié en phases de qualification, les Allemands ont concédé un nul et deux défaites face à des adversaires potentiellement plus faibles. Sans conséquence, puisqu’ils ont tout de même tranquillement raflé la première place du groupe. Orphelins de leur capitaine Philipp Lahm et de leur meilleur buteur Miroslav Klose, sauront-ils partir à la conquête de l’Euro français avec autant de détermination qu’en 2014 ? Malgré la possibilité d’un essoufflement, leur effectif demeure largement le plus complet à l’approche de la compétition; l’Allemagne reste donc le grandissime favori. Mais la réalité du terrain est parfois toute autre.

Tristan Telfouche

Écrit par TristanTelfouche