FRAM : dépôt de bilan imminent

Crée en 1949, la société familiale toulousaine risque fortement de déposer le bilan. Cependant un comité d’entreprise extraordinaire (CEE) sera réuni jeudi prochain dans le but de faciliter la reprise. Pour cette dernière, le candidat le plus sûr serait l’entreprise Karaval, sans elle, c’est 670 salariés qui resteraient sur le banc de touche.

Même si le FRAM ne souhaite pas communiquer au sujet de ce dépôt de bilan, tout semble jouer en défaveur de l’entreprise à Toulouse. Depuis le désistement du groupe chinois HNA, l’avenir du voyagiste français paraitrait compromis. La holding chinoise proposait à FRAM près de 40 millions d’euros pour s’emparer de 90 % du capital. Mais un autre sauveur se profile à l’horizon. Il s’agirait d’un groupe français : la société Karavel-Promovacances. Karavel a été crée en 2000. En 2001, il rachète le site Promovacances puis en 2011, le fond LBO France s’empare de 75 % du groupe. Les deux enseignes sont spécialisés dans la vente de voyage sur internet. Karavel serait près à injecter 50 millions d’euros dans FRAM. Pour sauver ses salariés, ce dernier aurait besoin de 20 millions d’euros.

Les raisons du naufrage

FRAM reste un des plus gros voyagistes nationaux. Il a transporté plus de 50 000 personnes cet été. Spécialisé dans les destinations située dans le bassin méditerranéen, le tour opérateur toulousain a été touché de plein fouet par les conséquences du printemps arabe. Indépendant depuis 66 ans, le capital de Fram est actuellement détenu à 80 % par les deux familles fondatrices. Sachant que ces deux dernières entretiennent des relations conflictuelles, les actionnaires n’ont pas su coordonner leurs consignes. Avec des instructions différentes, difficile donc pour les salariés de mettre en application les directives

Sources: Challenges, La Depeche du Midi

 

Antonin Ploquin

 

Écrit par antonin ploquin