Fourrure de luxe : L214 dévoile une vidéo choc

L214 a dévoilé ce mardi une nouvelle vidéo sur les conditions d’élevage des lapins Orylag destinés aux tables gastronomiques et au prêt à porter de luxe. Des images révoltantes dénonçant une situation alarmante.

L214 porte plainte

L’association militante pour le bien être animal à porté plainte après avoir menée l’enquête au sein d’élevages de lapins destinés aux entreprises de luxe. Ce matin, elle dévoile les vidéos et photos des conditions de vie de ces animaux privés de tout contact, même visuel, avec leurs congénères. L214 attque les élevages et l’INRA ( Institut National de Recherche Agronomique ) devant les procureurs de Niort et de La Rochelle. Elle introduira aussi un recours contre l’État pour manquement à sa mission de contrôle. Sébastien Arsenac, porte parole de L214 demande à ce que « l’INRA cesse d’utiliser des fonds publics pour l’entretien et le développement d’une filière privée restreinte, très éloignée de l’intérêt général ».

Des animaux destinés au luxe

Les images tournées par l’association L214 proviennent de deux élevages de batterie en Nouvelle-Aquitaine et d’une unité d’expérimentation de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique). Isolés dans des cages sans jamais voir la lumière du jour, blessés ou atteint du « syndrome vestibulaire », qui les force à rester la tête tordue vers le sol. Très prisées dans la cuisine gastronomique haut de gamme, les lapins issue des élevage Orylag sont aussi connu pour leur fourrure très prisée dans l’industrie du Luxe.  « Nous demandons à Dior, Fendi et Dolce&Gabbana d’assumer leur part de responsabilité et de renoncer à l’utilisation de la fourrure des animaux. » annonce l’association.

Dix ans de recherches

Les chercheurs de l’Inra se sont penchés pendant près de dix ans sur le lapin Rex, connu pour son pelage exceptionnellement soyeux. De ce travail est née une nouvelle souche appelée : Oryctolagus cuniculus orylag dont les caractéristiques sont une fourrure extrêmement douce comparable à celle du chinchilla : « léger, soyeux, fin, dense, lumineux et aux couleurs intenses » selon l’institut de recherche. Comme le précise leur site internet, la marque Orlyag propose des fourrures d’exception, et est protégée par une licence exclusive de production. Jean Boutteaud, président de la coopérative se dis « extrêmement surpris et choqué de l’existence de telles images » ne correspondant pas aux « valeurs que nous défendons et aux soins que nous apportons aux animaux ».

L’Inra a annoncé qu’une mission d’inspection interne allait être diligentée dans les 48 heures « afin d’évaluer la situation et de prendre les mesures correctives immédiates qui s’imposeraient »Une pétition appelle d’ailleurs les marques de luxe à ne plus utiliser de fourrure.

Najeth Feradj

Écrit par IEJ3A