Le projet de loi sur la fin de vie sera débattu aujourd’hui à l’Assemblée Nationale. Il pourrait permettre aux patients dont le pronostic vital est engagé, d’avoir recours à la « sédation profonde pour accompagner l’arrêt du traitement jusqu’au décès ».

 

Jean Léonetti (UMP) et Alain Claeys (PS) se sont chargés du rapport qui a servi de base pour le projet de loi. Il n’est aujourd’hui plus question d’euthanasie, ni de suicide assisté. C’est une nouvelle proposition qui voit le jour. Le droit à une « sédation profonde et continue »; une sorte de « droit de dormir avant de mourir ».

Aujourd’hui, seulement 2,5% des mourants ont consigné leurs directives anticipées, autrement dit, leur décision par rapport à la sédation profonde. La loi, si elle est adoptée, permettra à tous les patients d’enregistrer leurs volontés sur leur carte vitale. Les formulaires ne seront plus renouvelés tous les trois ans, mais restent révocables à tout moment. Ainsi, les souhaits des malades primeront sur celui de la famille et du personnel soignant. Mais c’est tout de même le médecin, et lui seul, qui organisera le processus de fin de vie. Le but est d’éviter les souffrances inutiles, mais surtout d’accompagner les personnes et de les écouter.

La loi obligera aussi les médecins à interroger leur patient avant une opération à risque. Le choix de renoncement à l’acharnement thérapeutique dépendra donc du principal concerné: le malade.

Lea Bourdon

Écrit par julea