FIFA 0 -1 Corruption

Wolfgang Niersbach, le président de la Fédération allemande de Football (DFB), a annoncé ce lundi qu’il quittait ces fonctions.Cette nouvelle affaire fait écho aux nombreuses révélations qui touchent les hautes sphères du football mondial.

Emporté dans un tourbillon médiatique depuis la sortie de l’hebdomadaire Der Spiegel, qui révélait les soupçons entourant l’attribution du mondial 2006 à l’Allemagne, M.Niersbach a déclaré qu’il prenait « la responsabilité politique » du scandale. En 2000, l’Allemagne aurait constitué une caisse noire dans le but d’acheter des voix lors du vote pour l’attribution du mondial 2006. Vainqueur de l’élection 12 voix à 11 face à l’Afrique du Sud, ce sont quatre dirigeants asiatiques qui auraient été corrompus par la l’institution allemande. Cette révélation n’est pas isolée, les hautes instances du football sont actuellement gangrénées par la corruption et doivent faire face à un déluge de révélation.

La justice s’intéresse particulièrement à la FIFA depuis 2010 et l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Quatar. Que ce soit Zidane ou bien Platini, plusieurs acteurs sont suspectés d’avoir aidé, contre rémunération, le futur pays organisateur. En 2011, le qatarien Mohammed Bin Hammam, ex-président de la Confédération asiatique membre du comité exécutif et principal rival de Sepp Blatter à la présidence de la FIFA, est reconnu coupable d’achat de voix, radié à vie, le tribunal arbitral du sport annule sa suspension faute de « charges suffisantes ». Dès mars 2012, Blatter qui a été réélu, assure vouloir « remettre le bateau de la FIFA sur les eaux claires et transparentes » et l’ex-procureur américain Michael J.Garcia prend la tête de la chambre d’investigation de la commission d’éthique. Il démissionne fin 2014 en assurant son impuissance : «Aucun comité de gouvernance, enquêteur ou panel d’arbitrages indépendants ne peuvent changer la culture d’une organisation». Auparavant, les conclusions de son rapport révélant des soupçons de corruptions pour les attributions des coupes du monde 2018 et 2022, ont été minimisé par la chambre de jugement de la commission d’éthique. Par ce que son code éthique l’en empêche la FIFA a décidé de ne pas publier le rapport.

Puis tout est allé très vite, au début du mois de mai 2015, trois dirigeants Africains sont accusés par une ex-employée de la candidature qatarienne, d’avoir reçu 1,5 millions de dollars, et le 27 mai 2015 ce sont sept responsables de la FIFA qui sont arrêtés. Si deux jours après ces événements Blatter est réélu, il annonce son départ anticipé cinq jours après et le 25 septembre 2015 une procédure pénale pour « gestion déloyale » et « abus de confiance » est ouverte contre lui. Le 8 octobre 2015, Blatter, Platini (candidat à la présidence de la FIFA depuis le 29 juillet) et Jérôme Valcke, le numéro deux de la FIFA (déjà démis de ces fonctions), sont suspendus 90 jours par le comité d’éthique. Chung Mong-Joon écope de six ans de suspension et 100 000 francs suisse d’amende. Il faisait aussi partie des quatre dirigeants asiatiques, qui aurait voté pour l’Allemagne en 2000 contrer rémunération.

 

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Écrit par marie maxime