Fermeture des voies sur berges à Paris: un an après, un bilan accablant

 

Dans un rapport d’une centaine de pages publié ce lundi, la piétonnisation des voies sur berge est pointé du doigt. Hormis une légère augmentation de la qualité de l’air sur les quais de Seine, la mesure voulue par Anne Hidalgo ne semble pas avoir les effets escomptés. 

La mesure était fortement décriée, les résultats viennent de tomber. Un an après la décision d’interdire la circulation sur les voies sur berge aux automobilistes, le rapport du Comité de Suivi et d’Évaluation de l’Impact de la Piétonnisation des Voies sur Berges à été publié ce lundi. Un rapport qui ne va pas plaire à Anne Hidalgo. Et pour cause: impact sur la pollution plus que discutable, temps de transport plus long, augmentation des nuisances sonores, saturation des transports en commun …

Un rapport d’une centaine de pages

Le document, qui se base sur des études réalisées entre septembre 2016 et septembre 2017, confirme plusieurs rapports, tel que celui de Airparif paru en octobre, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air. Force est de constater que les retombées de ces mesures sont loin d’être convaincantes.

Si l’on constate que la pollution a effectivement diminuée sur les quais de Seine et quelques axes routiers, le rapport souligne le fait qu’elle s’est simplement déplacée. Le taux de dioxyde d’azote à bel et bien baissé de 25% sur les quais (tout en restant très élevé), mais elle à augmenté partout ailleurs dans Paris, comme l’atteste le graphique ci-dessous.

Des temps de transport plus longs 

Les chiffres publiés montrent qu’au fil des mois, la situation ne s’est pas améliorée pour les automobilistes. Le temps de parcours à augmenté de 54% sur les quais hauts, et de 28% sur le boulevard Saint-Germain, où une partie du trafic s’est reportée.

En dehors de la capitale, même constat. Le temps de parcours à lui aussi augmenté de 47% sur l’autoroute A86, dans le sud de Paris.

La pollution sonore n’est pas épargnée

Autre facteur à prendre en compte, le niveau de pollution sonore. Celui-ci a fortement augmenté, allant jusqu’à un doublement de l’énergie sonore la nuit, au niveau des façades sur les quais hauts.

Les seuls points positifs sont le succès de la piétonisation des quais bas en termes de fréquentation par les promeneurs ainsi que la diminution de la pollution atmosphérique sur l’ancienne voie Georges Pompidou fermée à la circulation.

Ugo Faure

Écrit par IEJ3B