Ferguson, une ville sous tension

Un an après la mort de Mickael Brown, jeune noir tué par un policier blanc, la tension n’est pas retombée à Ferguson. La ville a encore été le théâtre de violence envers un policier, dimanche 15 mars.

 

Enième fait de violence à Ferguson. Deux agents de la ville américaine, ont été grièvement blessés au visage et à l’épaule, dans la nuit de mercredi à jeudi en marge d’une manifestation, devant le commissariat central, suite à la démission du chef de la police locale, Thomas Jackson.

Le parquet et la police du comté de Saint-Louis ont annoncé que le suspect Jeffrey Williams, agé de 20 ans, a été inculpé « pour agression avec une arme » contre deux policiers.

L’homme, est connu des services de police pour détention d’objets volés et pour avoir participé aux manifestations qui secouent la ville depuis la mort de Michael Brown, tué le 9 août 2014 par un policier blanc. Le ministère de la Justice avait refusé d’inculper ce dernier justifiant qu’il agissait dans le cadre de la légitime défense.

Démission du chef de la police de Ferguson 

Depuis, Ferguson, petite ville de 21 000 habitants à grande majorité noire, a vécu plusieurs semaines de manifestations, ponctuées d’émeutes.

Un rapport alarmant dénonçant les pratiques policières, chiffres à l’appui, montrait l’inégalité de traitement réservé aux Noirs. A la suite de ce rapport, une série de cinq démissions, plus un licenciement, avait suivi dont celle du chef de la police de Ferguson, Thomas Jackson.

Quelques heures après cette annonce, une manifestation a été organisée devant le commissariat de police de la ville pour dénoncer ces comportements racistes. Au moment où les forces de l’ordre dispersaient une quarantaine de manifestants, les deux policiers ont été blessés par balles.

Marine Couder

Écrit par marinenassim