Les fashion week entrent dans l’ère du « see now, buy now »

Il y a quelques jours Sao Paulo accueillait sa quarante-deuxième Fashion Week. Une semaine de la mode bien différente des précédentes.

Seuls vingt-et-un créateurs avaient répondu présents à la Fashion Week de Sao Paulo, soit 35% de moins qu’en 2015. Des absences qui s’expliquent par le parti pris des organisateurs de mettre l’accent sur l’innovation. Fini les collections sans rapport aucun avec les saisons et place au “see now, buy now”. Les créateurs brésiliens n’ont donc pas suivi le calendrier officiel, pas de collection pour l’automne/hiver 2017-2018 mais des vêtements d’été portables dès la sortie du défilé. Non seulement les tenues présentées sont de saison mais les acheteurs peuvent également se les procurer dès la sortie du défilé. Là est la révolution du “see now, buy now”, une innovation marketing qui séduit de plus en plus de créateurs de mode.

Premiers sur l’innovation Mickael Kors, Rebecca Minkoff et Tommy Hilfigher proposaient déjà d’acheter les tenues de leur défilé à l’instant même où celui-ci s’achevait lors de la Fashion Week de New York en septembre dernier. Chez Hilfigher, par exemple, pas besoin de quitter les lieux pour mettre les mains sur sa collection en collaboration avec Gigi Hadid : elle se vendait sur place. Même schéma à Londres, où Burberry a été la première maison de cette ampleur a opté pour le “see now, buy now”.

Conséquence directe de la fast fashion et des magasins tels que Zara et H&M, ce concept semble définitivement avoir le vent en poupe. A l’heure des réseaux sociaux et de la satisfaction instantanée, les marques ont compris que les consommateurs n’avaient plus l’intention d’attendre six mois pour acheter un article quelconque.

Écrit par Aude Solente