Un campement où vivaient près de 400 Roms, installés depuis juin sur les rails désaffectés de la « Petite ceinture », dans le nord de Paris a été évacué ce matin.

L’évacuation du camp installé entre les portes des Poissonniers et Clignancourt dans le 18e arrondissement de Paris, a débuté à 07H15 alors que le jour n’était pas encore levé.

Elle s’est achevée une heure et demie plus tard, avec, selon la préfecture de la région Ile-de-France, 80 personnes conduites en bus vers des centres d’hébergement.

Il ne restait mercredi matin qu’une petite partie des 400 habitants de ce campement. La moitié avait déjà quitté les lieux en début de semaine, en raison des rumeurs d’évacuation prochaine.

L’évacuation fait suite à deux jugements du tribunal de grande instance de Paris, les 30 septembre et 28 octobre 2015, réclamant « le concours de la force publique » pour évacuer les Roms du terrain, appartenant à SNCF-réseaux.

Il s’agit d’une « mise à l’abri des occupants d’un camp sauvage » pour la préfecture de police de Paris.

« Lors de leur récent passage sur le site, les services de police ont constaté l’implantation de 135 cabanons, au fort caractère d’insalubrité et des conditions d’hygiène particulièrement alarmantes, cumulées à une situation de danger avérée liée à l’utilisation de moyens de chauffage rudimentaires laissant craindre la survenance d’un incendie« , a souligné la préfecture de police.

Selon un récent rapport associatif, plus de 11.000 Roms ont été évacués de force de leurs campements en France en 2015.

Au 1er janvier 2016, « il ne reste plus dans le département que 35 campements illicites accueillant une population estimée à 1902 individus« , précise la préfecture de Seine Saint Denis.

La principale évacuation a eu lieu l’an dernier, en août dans le bidonville du Samaritain, à La Courneuve, l’un des plus anciens de France, où vivaient quelque 300 personnes.

La préfecture renvoie les populations évacuées vers le Samu social, qui met 9 000 personnes à l’abri chaque soir dans le 93.

À lire également : Seine-Saint-Denis : il reste 35 bidonvilles hébergeant 1 902 Roms

 Mahmoud Mebarek

Écrit par Mahmoud Mebarek