Etats généraux de l’alimentation: stop aux promotions

Les Etats généraux de l’alimentation tentent d’équilibrer les relations commerciales entre les agriculteurs, les transformateurs, et les distributeurs. Ils affirment leur volonté de satisfaire la demande de la société civile en assurant la transition écologique de l’agriculture.

Dans un projet de loi voté d’ici la fin du premier semestre 2018, le gouvernement explique que les distributeurs seront soumis à un seuil de revente à perte de 10 % pour les denrées alimentaires. Les limites sont fixées, les distributeurs devrons revendre leurs aliments au minimum au prix de leur achat, majoré de 10 %. Les promotions aussi seront encadrées dans les grandes surfaces : elles ne pourront plus être supérieures à 34% du prix normal et à 25% du volume annuel vendu. Des promotions moins attractives, donc, qui risquent de changer le contenu de notre assiette.

Jeudi en clôture des Etats généraux de l’alimentation, ces deux mesures seront annoncées et seront, par la suite, expérimentées pendant deux ans, avec une évaluation de suivi pour vérifier que leur impact sur la filière agroalimentaire et veiller à ce que la valeur dégagée soit bien reversée aux producteurs.

Modification du code rural 

Pour renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne alimentaire, le gouvernement va aussi s’attaquer à l’aspect juridique, et modifier le code rural pour y ajouter un renversement de la contractualisation. Selon une source gouvernementale les contrats seraient désormais proposés par les agriculteurs et non plus par les acheteurs, et basés sur leurs coûts de production. Ces mesures phares marquent la volonté du gouvernement de s’engager dans le projet agro-alimentaire. C’est une première action qui laissera bientôt naître d’autres mesures. Industriels, distributeurs et associations de consommateurs se réjouissent des décisions prises mais attendent d’autres mesures concrètes.

Myriam Raïs

Écrit par IEJ3A