Marseille-Consolat, deuxième club de la cité phocéenne derrière l’OM, est bien parti pour monter en L2 en fin de saison… Leur jardin, le stade Delort, n’est pas aux normes de la FFF et aucune structure de la ville n’envisage d’accueillir le club.

À neuf journées de la fin du championnat de National, Marseille-Consolat conforte son avance et son ascension pour monter en L2. Jeudi 10 mars, le journal La Provence a soulevé un problème ayant fait surface lors de l’inauguration du nouveau Vélodrome.

À part le « Vél », Marseille ne compte aucun autre stade homologué par la FFF pour un club de Ligue 2.

Et malgré les 15 millions d’euros de travaux pour la rénovation du stade Delort, la Ville de Marseille n’a voulu le dédier qu’au rugby et à l’athlétisme. L’enceinte n’est alors pas homologuée par la Fédération Française de Football. Pour Consolat, il est inenvisageable d’évoluer au Vélodrome à cause du prix du loyer, d’autant plus que l’OM n’aime pas partager son stade.

« Il ne faudrait pas qu’il nous arrive la même chose qu’à Luzenac », Jean-Luc Mingallon, le Président du Groupe Sportif Consolat au journal La Provence.

Cela commence même à inquiéter les dirigeants du petit club… Mais il y aurait a priori d’autres solutions : Consolat pourrait s’installer au stade de Fos sur Mer, de Martigues ou au Parc des Sports d’Avignon. Inimaginable pour la deuxième ville de France, qui sera capitale européenne du sport en 2017. Mais alors, pourquoi le stade Delort n’est pas homologué par la FFF ? Il n’est tout simplement pas aux dimensions, puisqu’il manque 5 mètres en largeur. Et impossible de l’agrandir de quelques mètres car le stade est bordé par l’Huveaune… Puis Richard Miron, l’adjoint aux sports de la municipalité, ne veut en aucun cas entendre parler d’une rénovation du Stade Delort et se montre très ferme dans des propos rapportés par le journal marseillais : « Circulez, il n’y a rien à voir ! Le Stade Delort n’a jamais, jamais, jamais été prévu pour autre chose que le rugby et l’athlétisme. »…

 Adrien Bonfante

Écrit par Adrien Bonfante