Elections Régionales 2015 : Les négociations du Second tour

A l’issue du premier tour des élections régionales, le FN arrive en tête dans 7 régions sur 13. Triangulaires ? désistements ? Différentes coalitions émergent au sein du pays pour endiguer la montée bleu marine. 

©FranceBleu

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Les listes doivent être validé ce soir avant 18h. Le premier tour des Régionales affiche un record historique pour le F.N qui confirme sa montée en puissance. Un revers historique qui oblige la droite et la gauche à organiser leurs stratégies pour inverser la situation à l’issue du second tour.

Manuel Valls passe à l’action. Invité sur TF1, le premier ministre a annoncé que 3 candidats doivent se retirer dans les trois régions où le F.N a des scores élevés. Les régions concernaient sont le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, PACA et l’Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Une consigne non respectée par Jean-Pierre MASSERET dans la dernière région citée en raison de l’enjeu capital. Dans cette région, le P.S se trouve en 3ème position derrière Philippe RICHERT (UD) et Florian Philippot (FN) largement en tête.

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Les fusions de la Gauche

Dans certaines régions, la gauche peut encore s’imposer. De nombreuses alliances sont évoqués. En effet, une fusion pourrait avoir lieu entre la gauche et les autres partis désormais éliminé comme les verts et les divers partis de gauche. C’est le cas en Ile de France où Valérie Pécresse domine les débats. Emmanuelle Cosse et Pierre Laurant rejoignent Claude Bartolone (25,19%).

Dans les Pays de la Loire, une fusion aura également lieu entre le PS et Ecologie-Les Verts. Dans cette région Bruno RETAILLEAU (UD) arrive en tête, suivi de Christophe CLERGEAU (UG).

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Gerard Onesta (EELV-FDG) et Carole Delga (PS-PRG) ont décidé de fusionner leurs listes. Cette dernière s’est classé en 2ème position du premier tour derrière Louis ALIOT (FN).

La droite présente partout

En tête dans 4 régions de France (Normandie, Pays de la Loire, Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) au premier tour, les Républicains ne comptent pas lâcher du lest. Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, revendique son « ni-ni » et refuse toutes coalitions avec les socialistes.

Une position contesté par ses alliés centristes et notamment l’ex premier ministre Jean Pierre Raffarin. Ce dernier souhaite le retrait des listes de droites terminant 3ème. C’est le cas au Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et en Corse.

Ce soir, les partis politiques doivent déposer leurs listes finales. A 5 jours du second tour, les tractations sont en cours et les tensions sont palpables. Le deuxième tour s’annonce tendu.

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Écrit par mathias.galliez