Élections en Catalogne : dernière ligne droite

Photo: L’élection pour un nouveau parlement aura lieu le 21 décembre 2017 Crédit : Olli A

C’est la dernière ligne droite des élections régionales catalanes. Ce jeudi 21 décembre, les catalans seront amenés à élire un nouveau parlement.  

C’est une campagne peu commune qui se tient en Catalogne au vu des principaux candidats qui sont soit en exil, soit en prison. Après la proclamation d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre dernier, le parlement indépendantiste a immédiatement été destitué par la capitale et la région placée sous tutelle.

Carles Puigdemont, ex président indépendantistecatalan exilé a Bruxelles, fait sa campagne sur les réseaux sociaux où il poste de nombreuses vidéos. Quant à Oriol Junqueras, ex-vice président du parti indépendantiste et actuellement en prison pour rébellion, il est à la tête du parti la Gauche républicaine de Catalogne (ERC). C’est la secrétaire générale du parti, Marta Rovira, qui fait campagne. Le parti libéral et anti-indépendantiste de centre droite, Ciudadanos, fait également campagne avec à sa tête Inès Arrimadas, qui entend s’occuper du tourisme, des investissements, mais principalement du chômage.

Plusieurs scénarios possibles

Poursuivi pour rebellion et tentative de révolution, l’ancien président, Carles Puigdemont, ainsi que certains indépendantistes entendent gagner les élections pour que le président du gouvernement d’Espagne, Mariano Rajoy, négocie enfin avec eux. Même si il avait initialement promis de ne faire qu’un mandat, sa victoire serai un moyen d’être par la suite élu président de l’exécutif par le nouveau parlement régional.

En tête des sondages, le parti ERC d’Oriol Junqueras pourrait être dirigé par Marta Rovira qui s’occuperai de la gestion des affaires courantes le temps que sa détention prenne fin. Selon ses dires, il compte mener une politique sociale « pour élargir la base » du mouvement indépendantiste.

Si le parti Ciudadanos arrive en tête, ce serai une « première » depuis 40 ans. La région n’a eu qu’un seul président non nationaliste de 2006 à 2010: Jose Montilla, un socialiste. Ines Arrimadas promet de dialoguer pour surmonter les divisions sociales.

 

Marion Clément

Illustré par Benjamin Teil

Écrit par IEJ3B