Education: la priorité aux primaires pour la création de nouveaux postes en 2018

Photo : Des créations de postes pour les écoles primaires sont prévues pour 2018 (Crédit : Wikipédia)

Le ministère de l’éducation a annoncé la répartition des postes par académies mercredi. Pour 2018, la décision est tombée, la priorité sera mise sur les primaires. 

Chaque fin d’année, l’annonce de la répartition des postes d’enseignants par académies donne une ébauche de ce que sera la rentrée de septembre suivante. La carte scolaire 2018 soumise par le ministère de l’éducation, mercredi 20 décembre, aux syndicats des enseignants est analysée avec un intérêt tout particulier. Au total, c’est 3 881 postes qui doivent être créés. Les académies de Créteil, Versailles, Aix-Marseille, Lille et Lyon représentent, à elles seules, plus de la moitié. Dans la seconde partie, le nombre affiché est proche de zéro : quinze académies perdent des postes de professeurs (Lille, Nancy-Metz, Amiens, Caen…) quand dix en gagnent (dont Versailles, Mayotte, Bordeaux). La création d’emplois du premier degré devait compenser l’absence de postes supplémentaires dans les collèges et lycées.

Les présidents face à l’éducation 

Durant les années présidées par Nicolas Sarkozy, les écoles, collèges et lycées avaient la corde au cou avec jusqu’à 12 000 postes ponctionnés par an. Sous le quinquennat d’Hollande, le monde enseignant connaissait des rentrées accompagnées de 8 000 à 10 000 créations d’emplois, avec l’objectif de tenir la fameuse promesse de campagne avec « 60 000 nouveaux postes ». François Hollande avait donc promis 60.000 créations de nouveaux postes pour l’enseignement, dont 54.000 dans l’Education nationale, 5.000 dans l’enseignement supérieur et 1.000 dans l’enseignement agricole, après 80.000 suppressions sous Nicolas Sarkozy.

Pour sa première rentrée en tant que ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer a assuré que «La priorité à l’école primaire est claire, nette, absolue». Une manière de réaffirmer les engagements de campagne d’Emmanuel Macron.

Loreleï Furey

Écrit par IEJ3B