On connait désormais la répartition des 3 milliards d’euros d’économies que devront réaliser les hôpitaux d’ici 2017. Le gouvernement prévoit de « maitriser la masse salariale » à hauteur de 860 millions d’euros représentant la suppression de 22.000 postes, selon un document ministériel publié vendredi 27 février par Challenges.

«Il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche», déclare Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France. Parmi les autres mesures, le gouvernement mise surtout sur le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit à l’hôpital. «Le ministère affiche un objectif ambitieux de 57% d’opérations effectuées en ambulatoire en 2017, contre 43 % aujourd’hui, et estime à 15.000 le nombre de « réhospitalisations » qui pourraient être évitées», détaille Challenges.

La qualité des soins mise en péril ?

Si l’emploi pèse près de 70 % des coûts de l’hôpital, et son poids va croissant en raison de la revalorisation automatique des rémunérations des fonctionnaires, la qualité des soins appliqués serait mise en danger selon les soignants. Pour Laurent Vallat, de la CGT «la qualité des soins est pour nous une priorité. Ne nous demandez pas d’y renoncer pour une quelconque rentabilité financière». Parce que «nous sommes tous des futurs patients», la représentante de la CFDT, Valérie Ollier, n’accepte pas, une seule seconde, l’idée que l’on puisse «gérer l’hôpital comme la grande distribution».

  Hugo Francés

Écrit par juliehugo