Économie mondiale : vers un nouveau crack boursier ?

L’économie mondiale est au bord du gouffre : jeudi toutes les places boursières ont dévissés. Au cours du mois de janvier, la valeur des actions a baissé de 6% à Paris (CAC 40), 23% à Shanghai (Shanghai Composite) et 8% à New York (Dow Jones). Plusieurs facteurs qui subissent l’effet domino laisse craindre un nouveau crack boursier comme celui de 2008. Explications. 

Tout commence par le ralentissement de l’économie chinoise. Longtemps usine du monde, la Chine est entrée dans une nouvelle ère : celle de l’amélioration des conditions de travail et des hausses de salaire. Conséquence : les entreprises sont moins compétitives. Il y a donc moins d’investissement en Chine, Pékin a d’ailleurs annoncé une croissance de 6,9% alors qu’en réalité elle est 2 à 3 fois moins élevée, selon le quotidien le Monde.

A voir la vidéo sur Le Monde : Comprendre d’où vient la menace d’une nouvelle crise financière en 5 minutes

Effet immédiat, la Chine a donc moins besoin d’énergie alors que le prix des matières premières comme l’acier, le cuivre, le charbon et en particulier le pétrole baisse. En 2013, le baril de pétrole coûtait 110 dollars quand aujourd’hui il en vaut à peine 30. Mais au même moment l’offre de l’or noir est surabondante. On estime un manque à gagner pour l’économie mondiale de 2 100 milliards d’euros.

Les pays émergents, grands pourvoyeurs de matières premières pour l’économie chinoise, connaissent en ce moment une croissance en berne qui entraine une baisse de pouvoir d’achat. Ils consomment mois les pays fabriqués par les économie émergentes.

A-t-on vraiment tiré les leçons des crises précédentes ?

Parallèlement, à travers le monde, les dettes des entreprises par rapport au PIB connaissent une hausse importante, comme pour la Chine dont la dette dépasse 160% du PIB. Dans un rapport le Fond Monétaire International rappel que « les crises précédées par un excès de dette privée sont plus profonde que les autres« . 

En Occident, c’est la dette publique élevée qui inquiète. Elle est associée à un fort taux de chômage, une hausse de la productivité et au vieillissement de la population. La croissance de ces pays n’arrive pas à retrouver son niveau d’avant 2008.

Au même moment les marchés financiers souffrent d’un excès de liquidité injecté par les banques centrales. C’est 30% du PIB mondial contre 6% à la fin des années 90. Cette liquidité se place la ou la rentabilité est la plus élevée et non dans l’économie réelle. Les moindre fluctuations de l’offre et la demande sur les marchés peuvent provoquer des mini-crack. Mais s’il y a trop de liquidité il y a un fort risque de formation de bulles spéculatives ce qui peut entrainer des pays dans une récession.

Mais contrairement à 2008, les investissements pétroliers ne sont pas aussi élevé que les investissement immobilier. Le pire pourrait donc être évité, mais une question peu se poser : A-t-on vraiment tiré les leçons des crises précédentes ?

Chloé Buron

Écrit par Chloe Buron