Le candidat républicain à la primaire de l’élection présidentielle américaine multiplie les prises de paroles provocantes. Une manière pour lui d’appuyer une stratégie populiste et anti-système.

Où s’arrêtera Donald Trump ? Lors d’un meeting en Caroline du Sud jeudi 26 novembre, le « serial-gaffeur » le plus célèbre du monde s’en est pris à un journaliste handicapé du New York Times, Serge Kovaleskia, qui avait osé le contredire. Susceptible le Donald Trump ! Le candidat à l’investiture républicaine n’a alors pas hésité à imiter la maladie du journaliste, paralysé des membres supérieurs.

Ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend à des journalistes. En août dernier, agacé par une question sur les expulsions d’immigrants, le milliardaire a fait sortir de force Jorge Ramos, journaliste et présentateur phare de la chaîne hispanique Univision. « Asseyez-vous, je ne vous ai pas donné parole ! Assis ! Assis ! Retournez à Univision » lui ordonna Trump. Charmant !

Quelques jours avant, lors du débat des candidats républicains, Donald Trump a moyennement apprécié que Megyn Kelly, journaliste à Fox News, en lui demandant de s’expliquer sur ses remarques sexistes. Il estime avoir subi un traitement « injuste ». Du coup, pour se venger, le lendemain sur CNN, il a recommencé en déclarant « ne pas avoir beaucoup de respect pour elle » et qu’on « pouvait voir du sang sortir de ses yeux, du sang sortir de son… où que ce soit ».

 

Marie Graftieaux

Écrit par axellemarie