Dette publique : les recommandations de la Cour des comptes

La Cour des comptes a publié hier son rapport annuel sur la dette publique, et les résultats sont décevants. L’institution a également présenté une liste de préconisations à suivre. 

Didier Migaud, président de la Cour des compte, a établi hier un constat accablant de la dette publique en France. Selon lui, l’atteinte de réduction du déficit public fixé par l’État reste « incertaine ». L’institution a dénoncé des recettes surestimées et des dépenses sous-estimées par l’État. La dette publique, en constante augmentation depuis 2010, pourrait même approcher les 100% du PIB en 2016.

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Surtout, les magistrats de la Cour des comptes ont pointé du doigt le manque de sérieux de l’État qui n’aurait totalement mis en oeuvre que 30% des recommandations de l’institution. Parmi ces préconisations, certaines sont émises depuis longtemps déjà : moderniser l’organisation de la Poste et de l’inspection du travail, réduire les dépenses des collectivités territoriales, réduire les dépenses sociales, notamment l’assurance-chômage, à l’échelle nationale.

Mais certaines recommandations sont plus récentes, voire nouvelles.

La lutte contre la fraude dans les transports en commun 

C’est l’objectif prioritaire des sages de la rue Cambon. La Cour des comptes préconise également des hausses « plus fortes et continues du tabac ».

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En ce qui concerne l’énergie et le développement durable

La loi sur la transition énergétique va coûter cher.  Il faudrait alors envisager de plus fortes incitations fiscales, comme l’augmentation du niveau de la taxe générale sur les activités polluantes.

Côté déchets 

Il va falloir clarifier les consignes de tri, et moderniser les centres de tri.

D’autres mesures préconisées par la Cour des comptes sont plus isolées 

Les théâtres nationaux de la Comédie-Française, de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, du Théâtre de la Colline et du Théâtre National de Strasbourg sont priés d’améliorer leur gestion. Enfin, l’Institut français du cheval et de l’équitation est sur la sellette, au même titre que la piste de ski intérieure d’Amnéville, en banlieue Messine, trop coûteux pour leur faible fréquentation.

Du côté du gouvernement, on assure mettre en oeuvre « les mesures nécessaires pour respecter les objectifs de dépenses fixés en 2016 », alors que le pays n’a pas voté de budget en équilibre depuis 1974.

Sylvain Labourdette

 

Écrit par Sylvain Labourdette