Des négociations compliquées entre l’Europe et la Turquie.

Les 28 États membres de l’Union européenne doivent négocier avec la Turquie pour endiguer le flux des migrants vers l’Europe. En échange, Ankara réclame des contreparties et les tractations s’annoncent difficiles.

Le ton a changé en quelques jours. Jeudi soir, les déclarations des chefs d’Etat et de gouvernement, réunis à Bruxelles, étaient pleines de doutes. Le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu arrivé à Bruxelles dans la matinée, a averti les dirigeants européens que la question des réfugiés n’était « pas un marchandage, mais une question de valeurs humanitaires, ainsi que de valeurs européennes ».

Ahmet Davutoglu, 1er ministre turque

Ahmet Davutoglu, 1er ministre turque.

Lors d’un discours retransmis à la télévision, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a rappelé vendredi à l’UE de regarder devant sa porte avant de dire à la Turquie ce qu’elle devait faire pour régler la crise migratoire. Il a également demandé aux dirigeants européens, qui « ne font pas attention, comme s’ils dansaient dans un champ de mines », d’abandonner leur intérêt pour les combattants kurdes.

Le résultat de ces débats sera ensuite examiné par les responsables européens. On peut présager  par la suite la reprise d’une longue négociation avec M. Davutoglu. L’un des participants au sommet estime qu’ils ne sont ni dans le succès, ni dans l’échec. Pour François Hollande c’est en bonne voie, mais pas encore arrivés.

Shade Vetier

Écrit par Shade Vetier