Des chercheurs sont parvenus à rajeunir des souris

Une équipe de scientifiques américains a réussi à allonger l’espérance de vie des rongeurs. Dans une décennie, l’homme pourrait bénéficier de ces avancées. 

Insuffisance cardio-vasculaire, cancer ou maladie d’Alzheimer : l’âge est synonyme de pathologies et de dégénérescence jugés inévitables. Sauf que tous les scientifiques ne sont pas de cet avis. C’est pour cela que depuis dix ans, des milliards sont investis dans la recherche d’un traitement permettant de rajeunir les cellules et donc éviter la maladie. Les résultats sont pour le moment concluants. Des chercheurs de l’institut américain Salk sont ainsi parvenus à rajeunir des souris de laboratoires.

Pour en arriver là, ils ont localisé quatre gènes ayant la possibilité de revenir à un état embryogénique. On doit cette découverte au prix Nobel japonais Shynia Yamanaka, récompensé en 2012 pour ses travaux sur la « reprogrammation cellulaire ». Une avancée révolutionnaire car la méthode de Yamanaka permet de diviser et modifier indéfiniment n’importe quel type de cellule.

Des effets encourageants sur des cellules humaines 

L’équipe de l’Institut Salk a constaté qu’appliquer la « reprogrammation cellulaire » pour une courte période n’avait pas seulement rajeuni des cellules humaines mais avait aussi ralenti le processus de vieillissement de souris atteintes de la maladie de Progeria. Cette dernière est une maladie génétique rare provoquant un vieillissement précoce des cellules.

Le processus a permis aux souris malades d’augmenter leur espérance de vie de 30%. « Les résultats sont bluffants, on ne s’attendait pas à un tel succès », explique Alejandro Ocampo, chercheur à la tête du Salk Institute.

Un pas vers l’immortalité ? 

« La reprogrammation cellulaire ne signifie pas l’immortalité, cela veut juste dire que l’on aura moins de maladies liées à l’âge », affirme Ocampo. L’application à l’homme est encore à perfectionner, car les maladies présentes dans les cellules humaines sont pour la plupart revenues un mois après le traitement.

Modifier les cellules a eu également pour conséquences de provoquer des tumeurs chez les souris. Beaucoup d’entre elles sont d’ailleurs décédées à la suite du traitement. Les résultats sont tout de même encourageants et l’équipe du Salk Institute espère commencer les tests sur l’homme d’ici trois ans.

Kevin Savornin

Écrit par iejpedago