Derrière les tensions entre Russie et Turquie, une alliance économique en danger ?

Après la destruction d’un avion militaire russe par la Turquie mardi, les relations entre les deux pays se détériorent et les intérêts économiques restent en suspens. Malgré cela, Moscou a annoncé, jeudi 26 novembre, qu’elle ne couperait pas le gaz à la Turquie.

Entre Russes et Turcs, tout est une histoire de gaz et, à moindre mesure, de nucléaire.

La Turquie est le deuxième acheteur de gaz russe derrière l’Allemagne. Environ 60% du gaz consommé par les foyers turcs provient de Russie. Les deux pays s’étaient déjà rapprochés, il y a un an, autour d’un projet de construction d’un gazoduc au départ du sud-ouest de la Russie et passant par la Turquie. Appelé « Turkish Stream », il doit être financé par le géant russe Gazprom. Pour le moment, le chantier estimé à 11,4 milliards d’euros tarde à prendre forme.

La Russie finance également la construction de la première centrale nucléaire à Mersin, dans le sud de la Turquie. Les Russes ont déjà injecté 2,8 des 19 milliards d’euros que devrait coûter ce projet. Avec cela, Moscou s’implante davantage dans le secteur énergétique turc.

Le président russe Vladimir Poutine avait qualifié le « très grave incident » de mardi de « coup de poignard dans le dos » de la part de son homologue turc Recep Erdogan. Cette dégradation des relations diplomatiques entre les deux pays pourrait affecter les accords économiques.

Lyece Imchal

Écrit par imtel