Daech : l’inquiétante ascension

Les attentats du 13 novembre ont achevé  la prise de conscience et marqué un tournant : Daech est désormais l’ennemi public numéro 1 de la communauté internationale. Retour sur l’implantation d’une organisation terroriste de plus en plus puissante au Moyen-Orient. 

La menace devient oppressante, la psychose collective également. Pourtant, bien des signes laissaient présager l’avènement de Daech. Y compris les erreurs de l’Occident. La situation du Moyen-Orient est maintenant chaotique depuis quelques décennies. La faute à des frontières établies arbitrairement dans la première moitié du XXème siècle, et aux pouvoirs locaux qui n’ont jamais su apporter de stabilité. Face à un tel constat, l’émergence d’organisations terroristes revendiquant une forte identité idéologique et religieuse n’est pas illogique au regard de l’Histoire. Dès 2003, la dernière guerre du Golfe affaiblit considérablement le régime Irakien, emmené par Saddam Hussein, ce qui laissera la voie libre aux organisations contestataires quelques années plus tard. A l’époque, c’est Al-Qaïda qui mène le combat face aux américains.  En 2006, Abu bakr al-Bagdadi, aujourd’hui n°1 de l’Etat Islamique, se rapproche de l’organisme. Cet ancien étudiant en théologie adopte la pensée salafiste et finit de se radicaliser dans une prison américaine où il crée une alliance avec d’anciens membres du régime de Saddam Hussein. Cette union marque la naissance et les prémices de Daech. Le mouvement se développe rapidement et devient rival attitré d’Al-Qaïda. L’inévitable scission démarre en 2013, et aboutit à l’auto-proclamation d’un califat sur les territoires contrôlés par Daech le 29 juin 2014. Une date symbolique, puisqu’elle affirme la puissance du nouvel Etat, ayant la main sur plusieurs villes importantes de la région. Et ce, malgré l’opposition totale des plus grandes nations de la planète.

Pour leur résister, l’organisation possède une solide base économique : leur fortune est estimée à 2 000 milliards de dollars. Un butin amassé notamment grâce au commerce de ressources énergétiques et à différentes extorsions.

 

Evidemment, les équipements militaires prennent une place déterminante dans le budget de l’Etat Islamique. S’il est impossible d’avoir des informations vérifiées sur leur arsenal, des estimations inquiétantes existent.

 

Tristan Telfouche et Jessie Bailly

 

Écrit par TristanTelfouche