« Culturellement, Paris est le foyer mondial de la mode »

Christophe Van Waetermeulen, est l’un des créateurs de North-Hill (www.northhill.fr), une marque typiquement parisienne qui puise son inspiration dans le streetwear made in Montmarte. Associé à Zihad Dubois et Michael Friggit, il revient sur la marque qu’ils ont lancé tout en soulignant les avantages et  les contraintes d’entreprendre en métropole.

Uptowner Full Outfit par North Hill (www.northhill.fr)

Uptowner Full Outfit par North Hill (www.northhill.fr)

Qu’est-ce que North-Hill ?

North-Hill représente un tout. C’est une marque, une entreprise, un organisme, une entité qui s’ancre dans l’art, la musique, l’événementiel. La marque North Hill est aujourd’hui au cœur de notre projet à travers lequel se développe différentes thématiques. Nous travaillons dessus depuis un an maintenant, et nous avons lancé le projet en juillet dernier.

 

Quels sont les objectifs de North Hill ?

Premièrement, se faire un nom dans le streetwear parisien. Etre reconnu dans la sphère de la mode comme une des marques « jeunes créations parisiennes », permet de construire  notre notoriété à l’international. Ensuite il faut être capable de développer des collections de plus en plus abouties. L’objectif à travers les contacts que nous nous créons, est de faire découvrir de nouveaux artistes par l’intermédiaire des vêtements et l’organisation d’événements.

 

La France est-elle une terre d’accueil pour les jeunes entrepreneurs ?

 

Oui la France est une terre d’accueil pour ce genre de projet. Culturellement, Paris est le foyer mondial de la mode et donne une crédibilité assurée. La plupart des marques cherchent à avoir un point de vente dans la capitale. De plus, les réseaux se forment principalement sur Paris, un véritable foyer bourgeonnant.

 

Avez-vous eu des difficultés dans la création de North Hill ?

 

On n’a pas eu de vraies difficultés mais par contre les aides sont très compliquées à obtenir. Il faut remplir un nombre incalculable de papiers dans un temps très restreint. Ces contraintes ne poussent pas les jeunes entrepreneurs à chercher un soutien de l’Etat.

 

Etes-vous préoccupé de la situation économique en France ?

 

C’est un peu inquiétant mais nous on cherche clairement à exporter autant que possible. Prenons l’exemple du cours du dollar qui est quasiment au même stade que celui de l’euro, il incite nos clients américains à acheter nos produits.

 

Votre avenir se construira-t-il en France ?

 

A court terme nous comptons rester, mais à moyen terme nous devrons partir là où il existe de réels avantages. Les pays voisins tels que le Portugal, ou la Grèce sont plus compétitifs en terme de coûts de productions. Lorsque tu as des volumes de production importants la France devient un frein. Mais attention notre ADN reste et restera parisienne c’est le fondement même de notre marque.

Eliot Deval

Écrit par jordaneliot