Crash de l’A320 : les moyens déployés

Le crash de l’A320 à 1641 mètres d’altitude est un défi pour les secouristes. Peu d’accès, dénivelé important, taille de la zone d’impact… Autant de paramètres à considérer pour réussir à intervenir vite et bien. Détails des moyens mis en place. 

Survol de la zone

La visibilité sur la zone du crash est primordiale. Des équipes de gendarmes en hélicoptère survolent le flanc de la montagne pour réaliser des prises de vues complètes. Connaître l’environnement autour de la zone d’impact permet de guider les équipes de secouristes et d’enquêteurs au sol, puisque les débris se retrouvent éparpillés sur plusieurs centaines de mètres. Le survol permet de connaître l’évolution du travail sur la zone en temps réel. C’est le ministère de l’Intérieur qui coordonne les différentes opérations de reconnaissance.

Intervention au sol

La difficulté principale réside dans l’accès au site du crash : le dénivelé sur zone est important, et il n’existe pas d’accès direct à ce flanc de montagne. Les pilotes d’hélicoptères interviennent donc aussi pour transporter les équipes de médecins, gendarmes, secouristes et enquêteurs, avec le matériel nécessaire au déblaiement des corps et des débris. Les interventions doivent être rapides : travailler de nuit est virtuellement impossible, à cause de la configuration du terrain et du risque de passer à côté d’éléments importants.

Il s’agit aussi de protéger la zone des intempéries, des charognards qui seraient attirés par les restes humains, mais aussi d’éventuels individus mal intentionnés qui voudraient s’approcher de la zone. Une équipe de cinq gendarmes monte la garde de nuit.

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Equipes d’intervention

Les renforts déployés sur place sont confrontés à une difficulté majeure : ils ne connaissent pas le terrain. Il faut donc travailler en binôme avec les secouristes et sapeurs-pompiers locaux. Quant aux enquêteurs, ils fonctionnent par paire : un CRS de haute-montagne coopère avec un technicien d’identification criminelle (TIC) de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale).

Le rôle des TIC est d’identifier les corps puis de les rapatrier dans la vallée. Une chaîne d’autopsie a été installée dans le village de la Seyne-les-Alpes, où de nombreux généticiens sont mis à contribution pour identifier le plus rapidement possible les morceaux de corps retrouvés dans les débris. Les traces ADN retrouvées devront ensuite être comparées à l’ADN fourni par les familles.

Une travail long et méticuleux, mais primordial pour permettre aux familles de faire leur deuil.

 

Marie Rolin

Écrit par rokiamarie