Crash de l’A320: Le casse tête des indemnisations

La compagnie low cost Germanwings est face à un réel casse-tête concernant l’indemnisation des familles des victimes. Au vu des circonstances du crash de l’A320, la question des indemnités pourraient être revue.

Après l’émotion, l’enquête dans l’affaire du crash de l’A320. En théorie, en cas d’accident aérien, l’indemnisation des familles des victimes est la règle. Selon la Convention de Montréal de 1999, signée par 110 pays, une compagnie aérienne est obligée d’indemniser les familles. Le montant total ne peut pas dépasser 145 000 euros. Ce sont donc les assureurs de Lufthansa, la maison mère de Germanwings qui vont prendre en charge le paiement des dommages et intérêts. Mais les sommes de ces derniers seront plus importantes si la responsabilité de la compagnie allemande est engagée. Pour le moment, les enquêteurs privilégient la piste du suicide d’Andreas Lubitz, le copilote alors difficile de s’avancer sur une telle supposition… Sauf à prouver que la direction a laissé un pilote en pleine dépression aux commandes de l’appareil. Les assureurs pourront essayer de se retourner contre l’assurance personnelle du copilote mais les sommes en jeu dépassent largement le cadre d’un contrat individuel d’assurance.

Selon les avocats des familles des victimes de crash aérien, la compagnie Germanwings pourrait être tenue responsable de l’accident. Le juge pourrait considérer que la compagnie n’a pas suffisamment contrôlé les antécédents psychologiques du copilote durant sa période d’exercice.

Le journal allemand Bild a révélé ce matin que l’employeur d’Andreas Lubitz avait en sa possession son dossier médical. Le jour du drame, le co-pilote devait être en arrêt maladie selon la justice. Une information qu’il avait caché.

Julie Gallien

 

Écrit par alexju