Corée du Sud : la présidente jette l’éponge

La présidente de Corée du Sud Park Geun-hye a assuré ce 29 novembre qu’elle allait quitter le gouvernement. Les manifestations pour demander sa démission après un scandale de corruption s’étaient accentuées ces derniers jours.

Ils voulaient sa tête, et ils ont fini par l’avoir. Depuis cinq semaines, les Sud-Coréens étaient des centaines de milliers à manifester dans tout le pays pour réclamer la démission de leur présidente, Park Geun-hye, alors que l’exécutif est empêtré dans un scandale de corruption.

Après avoir refusé, dans un premier temps, de quitter la présidence du pays, la première femme à la tête de la Corée du Sud a promis de céder le pouvoir avant la fin de son mandat, qui devait courir jusqu’en 2018. Mme Park a précisé  : « Je démissionnerai de ma fonction en conformité avec la loi une fois qu’une transition stable aura été mise en place, qui minimisera les remous et le vide politiques, cela après des consultations entre les partis dans l’opposition et au pouvoir ». Elle s’est néanmoins excusée pour le scandale né autour de sa confidente, Choi Soon-sil.

Procédure de destitution

Choi Soon-sil est accusée de s’être appuyée sur son influence auprès de Park Geun-hye pour contraindre des industriels à verser de l’argent à des fondations douteuses. De l’argent qui aurait été détourné dans un second temps par la conseillère.

Park Geun-hye était également sous la pression d’une possible destitution. Avant cette annonce, de nombreux parlementaires avaient prévu de lancer une procédure. Et certains persistent encore. C’est le cas du Parti démocrate, qui prévoit toujours de destituer la présidente du pays. En cas de large majorité au Parlement, la décision devrait ensuite être validée par la Cour constitutionnelle.

Alexis Kunz

Écrit par iejpedago