Le tir d’une fusée à longue portée dimanche par la Corée du Nord remet sur la table une possible alliance de défense entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. 

Des pourparlers ont débuté entre Séoul et Washington au sujet d’un déploiement en Corée du Sud  du système Thaad (Terminal High Altitude Area Defense) dans le cadre d’une défense antimissile, l’une des plus avancée au monde.

A lire aussi – Corée du Nord : cas balistique

Cette décision est régulièrement évoquée depuis plusieurs années et « il est temps d’avancer », pour le général américain Thomas Vandal lors d’une réunion en présence du commandant de la 8ème armée basée en Corée du Sud.

A lire aussi – Tir de fusée nord-coréenne : Moscou appel Pyongyang à « éviter » une escalade des tensions

Si la décision est prise d’aller dans ce sens, la Corée du Sud devrait alors fournir le terrain et les installations et les Etats-Unis veillerais à prendre en charge les installations. Le prix d’un tel système pourrait s’élever à plusieurs milliards d’euros. Mais Pyongyang argue qu’une telle décision relèverait des tactiques utilisées lors de la guerre froide et qu’elle n’aurait pour eux qu’un seul objectif : « Contenir » ses deux puissants alliés Russe et Chinois. Ils estiment quant à eux que cette installation impacterait la stabilisation de la région en favorisant une course à l’armement.

Séoul rassure pourtant en promettant que le système antimissile ne « serait mis en oeuvre qu’en relation avec la Corée du Nord ». Mais la tension devrait tout de même s’accentuer dans la péninsule. Lors d’une séance au parlement l’Etat-major sud-coréen a indiqué que les exercices prochains exercices militaires effectué conjointement avec les États-Unis, seraient les plus importants jamais menés.

 

Fanny Michel

Écrit par Fanny Michel