COP21 : L’Afrique vient chercher des financements

Mardi 1er décembre au Bourget, François Hollande s’est entouré d’une quinzaine de chefs d’états africains pour une réunion baptisée « Défi climatique et solutions africaines ».  Une réunion pour encourager l’Occident à pourvoir son aide au continent le plus frappé par les conséquences du réchauffement climatique. 

« Régler la dette écologique » des pays riches envers le continent africain. François Hollande entend montrer l’exemple au reste de l’Occident, en promettant une aide de 2 milliards d’euros, avant 5 ans, aux chefs d’états réunis ce 1er décembre. De son côté, la Banque Mondiale s’est également engagée à rassembler 16 milliards de dollars d’ici 2020, pour soutenir « une croissance forte, mais propre » sur le continent.

L’Afrique est en effet la région du monde qui souffre le plus du dérèglement climatique, alors qu’elle en est la moins responsable. Aujourd’hui, le continent émet autant d’émissions de gaz à effet de serre que le Texas, à lui seul.

Les grands défis Africains

Ce sommet s’est principalement concentré autour de grandes problématiques : la désertification du lac du Tchad, le projet de Grande Muraille Verte visant à créer un mur de verdure traversant d’est en ouest le continent, le développement du fleuve Niger…

Car les initiatives pour lutter contre le réchauffement climatique existent déjà, souvent portées par l’Union Africaine, mais elles manquent cruellement de financement.

L’autre difficulté de la mise en place de telles politiques climatiques, est l’entente entre les quelques 200 pays du continent. Alors que 600 millions de personnes en Afrique n’ont toujours pas à accès à l’électricité, chaque chef d’état Africain veut sa part du financement. Difficile de ne se concentrer que sur certaines problématiques, comme la restauration du lac du Tchad.

À voir aussi : les chiffres clés de la COP21 

Ariane Ménage

Écrit par ariane.menage