Combo Culture Kidnapper : le street art au service de la tolérance

Combo est un street artiste de 28 ans, un « publicitaire repenti« . Il a décidé de mettre son talent au service d’un art bien particulier : le détournement. Ses visuels, souvent empruntés à l’univers Disney, se reconnaissent vite. Mais une fois dans la rue, son message est à mille lieues des dessins animés de notre enfance. 

Son message est clair : Combo dénonce nos incohérences et nos injustices, avec des visuels qui se comprennent au premier coup d’oeil. Et c’est ce qui fait sa force. En surfant sur les codes de la pop culture, il pointe l’hypocrisie de nos politiques, et cette faiblesse commune qui nous pousse à critiquer sans jamais s’impliquer. Sans morale et sans jugement. Les faits sont là, il les souligne, simplement. Efficacement.

Depuis les attentats, il joue avec les murs de Châtelet, et donne la parole aux musulmans. Loin des amalgames, il rappelle que la France est un pays d’accueil. Mais l’accueil est devenu compliqué dernièrement. On le renvoie à ses origines, alors il renvoie la France à la sienne.

Il a été agressé le 1er février dernier. Son message ? « Coexist ».

Mais parce qu’il pose en djellabah à côté de son inscription, quatre jeunes lui demandent de la retirer. Et quand il refuse, ils le tabassent. Sur Facebook, il témoigne :

« Je resterais volontairement vague sur la description de ces lâches et le lieu exact où ça c’est passé, car pour moi peu importe d’où ils viennent, leur couleur de peau, leur religion ou leurs idées politiques. Dans ce contexte ils ne représentaient que bêtise et ignorance (…) Demain je retournerais coller, après demain et le jour d’après aussi. Nos idéaux valent plus que leurs idées basses. »

La route est encore longue, mais la volonté est là.

 

Marie Rolin

Écrit par rokiamarie