CIO et politique : mode d’emploi

Le Comité International Olympique (CIO) naît en 1894 pour réinstaurer les Jeux olympiques. Mais l’organisation, qui choisit les villes hôtes des JO, possède une véritable puissance politique. Retour sur le fonctionnement d’une institution, entachée par des controverses.

 

Comment le CIO fonctionne-t-il ?
Depuis 1981, le CIO est une organisation internationale non gouvernementale à but non lucratif dont le siège est situé en Suisse, à Lausanne. Il est constitué de 115 membres choisis par cooptation par le reste du comité, qui élit un président pour huit ans. Parmi ses membres, des athlètes actifs ou à la retraite, et des dirigeants au plus haut niveau de fédérations et organisations internationales de sport reconnues par le CIO. Les membres du comité ne représentent aucun des pays dont ils sont ressortissants.

 

Comment est-il financé ?
Ses fonds proviennent en grande partie des droits de retransmission télévisée. D’autre part, le CIO est financé par des partenariats avec des sociétés multinationales.

 

Comment les villes organisatrices sont-elles désignées  ?
Le CIO désigne les villes hôtes des JO d’hiver et d’été lors de sa session annuelle. L’élection doit recueillir la majorité absolue des suffrages. Si aucune ville ne l’obtient dès le premier tour, un second est organisé, tout en éliminant la ville ayant reçu le moins de voix.
Les deux finalistes sont ensuite convoqués pour assister au résultat final du vote. Le vote est secret et les membres du CIO ayant la même nationalité qu’une ville encore en lice n’ont pas le droit de participer à l’élection.

Maxime Magnier

 

 

Écrit par mmy