Chez Les Républicains, les jeunes aussi veulent élire leur président

Photo: La campagne pour l’élection des «Jeunes Républicains» débute (Crédit : site Les Républicains)

Après les propos polémiques d’Aurane Reihanian, responsable des « jeunes avec Wauquiez », plusieurs cadres des « Jeunes Républicains » réclament l’organisation d’une élection en bonne et due forme.

L’année électorale n’est pas terminée chez les Républicains. Quelques semaines après l’élection de Laurent Wauquiez, le nouveau président du parti va devoir organiser un énième scrutin pour désigner le nouveau patron des « Jeunes Républicains ». Il y a quelques semaines encore, cette élection n’était pourtant pas prévue. La faute notamment à Aurane Reihanian, le poulain de Laurent Wauquiez, et ses propos polémiques parus dans le journal Libération. Depuis, le natif de l’Ain, qui était pressenti pour le poste, s’est mis à dos ses jeunes camarades et devra sans doute passer par la « case » élection.

L’ancien assistant parlementaire de Laurent Wauquiez, très présent dans les médias ces dernières semaines, a récemment estimé dans Libération que les enfants nés de PMA « ne devraient même pas exister ». Des propos choquants qui ont poussé plusieurs associations telles que Stop Homophobie ou Sos Racisme a porté plainte, fragilisant encore davantage le jeune homme que certains qualifient « d’extrémiste ». Pour clarifier la situation, l’ancien rugbyman de 24 ans a publié un communiqué sur les réseaux sociaux, en vain.

 

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117 co-signataires pour une élection

Suite à cette polémique, plusieurs cadres des « Jeunes Républicains » ont saisi l’opportunité en envoyant un courrier à Laurent Wauquiez, lui demandant l’organisation d’une élection en bonne et due forme. « Aurane est incapable de faire le rassemblement après ses propos, c’est trop. Il faut qu’il se fasse une raison, il ne peut pas être président », assure l’un des signataires de la lettre. Guillaume Peltier, député Les Républicains partage cet avis : « le mieux dans ce genre de situation, c’est de procéder à une élection. C’est ce que nous avons évoqué en bureau politique ». L’entourage de Laurent Wauquiez l’assure, aucune décision n’a été prise pour le moment. Pourtant, pour le nouveau président du parti, cette élection représente un risque supplémentaire.

« Il ne faut pas partager l’idée d’un contre pouvoir interne, ni d’une division par chapelles » rapporte l’un des signataires. Depuis la polémique, les candidats sont pourtant plus nombreux. Si le sarkozyste Charles-Henri Alloncle fait désormais figure de favori, des représentants de Xavier Bertrand ou encore Valérie Pécresse devraient se porter candidat.

 

Charles-Henri Alloncle, nouveau favori à la présidence des Jeunes Républicains (Crédit : Capture LCI)

En interne, ce problème lasse encore un peu plus les cadres du parti. « Les jeunes imaginent la  vie politique à travers des séries TV. Pourquoi se diviser lorsqu’on a 25 ans, leurs ainés s’en chargent déjà très bien » assure l’un d’entre eux.

 

Ecrit et édité par Pierre-Alexis Jemin

Edité par Anastasia Wolfstirn

Écrit par IEJ3B