Charlie Hebdo: Faille des renseignements

Plus de deux mois après les attentats contre Charlie Hebdo, l’enquête démontre des failles dans l’analyse du renseignement et la surveillance de l’hebdomadaire tant décrié.

Le projet de renforcement des services de renseignements doit être présenté ce jeudi au conseil des ministres.

Depuis les premières caricatures du prophète, les locaux de Charlie Hebdo étaient placés sous surveillance policière au quotidien. Une surveillance qui, depuis la fin de l’été, s’était relâchée. De nombreux témoins ont indiqué aux enquêteurs avoir remarqué des individus suspects faire du repérage aux alentours de la rédaction. Il y a bien «  une faille », ce sont les mots du premier ministre Manuel Valls en janvier dernier. Comment expliquer que des hommes considérés comme dangereux depuis plusieurs années, ayant fait des allers retours entre la France et le Yemen ne soit plus surveillés. C’est donc un dossier épineux que s’apprête à attaquer le gouvernement en ouvrant une nouvelle commission d’enquête.

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Les services secrets français savaient que les frères Kouachi s’étaient rendus en 2011 dans des camps d’entrainement au Yemen. Les forces de sécurité et de renseignements ont su vite réagir après les attentats et montrer leur efficacité. Cependant la légèreté des services de la DGSE ont montré quelques faiblesses avant la tuerie sordide du 7 Janvier. Le porte parole du gouvernement Stéphane Le Foll disait il y a quelques temps sur l’antenne de RTL « qu’il y a une faille à colmater sur les questions de sécurité et de défense ».

Comment a t’on pu négliger l’ascension de l’équipe Kouachi-Coulibaly ? Le gouvernement et les enquêteurs vont devoir s’expliquer sur les faiblesses de leur dispositif de sécurité.

L.S

Écrit par noyaudur